Nouveautés – Tarifs de gaz naturel et d’électricité

Gaz naturel – Service à tarif trimestriel

Nous avons reçu l’approbation de modifier les tarifs du gaz d’inventaire à compter du 1er novembre 2017. Pour les clients résidentiels typiques, cette modification des tarifs entraînera une baisse de 2,7 % de leur facture annuelle, soit un montant d’environ 19 $ par année, à compter du 1er novembre 2017. Pour les clients du service à volume élevé, la réduction de la facture, calculée sur un an, variera entre 3,2 % et 6,4 %, selon leur catégorie tarifaire et leur niveau de consommation.

Cette modification des tarifs est attribuable aux changements du prix anticipé que paie Centra pour le gaz naturel, aux montants dans les comptes de report du gaz.

Le tarif du gaz d’inventaire baissera pour s’établir à 8,31 ¢ par mètre cube pour tous les clients du service à tarif trimestriel à compter du 1er novembre 2017. Le prix que nous payons pour obtenir cette option d’approvisionnement en gaz d’inventaire est facturé directement aux clients sans majoration. C’est pourquoi la société ne réalise aucun bénéfice sur la vente du gaz d’inventaire.

Gaz naturel – Service à tarif fixe

Un service à tarif fixe est offert aux clients du service de gaz naturel pendant des périodes précises de l’année. Ce service offre aux clients résidentiels et commerciaux la possibilité d’obtenir à un prix fixe sur 1 an, 3 ans ou 5 ans le gaz d’inventaire fourni par Manitoba Hydro.

Nouveautés – Tarifs d’électricité

Le 19 mai 2017

Questions concernant la demande d’approbation générale des tarifs

Le 5 mai 2017, Manitoba Hydro a envoyé une lettre à la Régie des services publics pour demander une hausse des tarifs d’électricité de l’ordre de 7,9 % en 2017 et de 7,9 % en 2018.

La demande de hausse des tarifs présentée à la Régie des services publics soulève des questions chez de nombreux clients. Voici quelques réponses aux questions les plus fréquemment posées.

Q : Que signifieront les hausses tarifaires pour le client résidentiel moyen?

R : Pour le client résidentiel qui utilise en moyenne 1 000 kilowattheures par mois (sans électricité pour le chauffage des locaux), l’augmentation de 7,9 % en 2017 se traduira par une augmentation de 6,88 $ de sa facture d’électricité mensuelle. La hausse de 7,9 % de 2018 entraînera quant à elle une augmentation supplémentaire de 7,43 $ par mois pour le même client résidentiel.

Pour visualiser un tableau résumant les répercussions des hausses tarifaires proposées sur la facture mensuelle d’un client résidentiel pour une plage de consommation allant de 200 kWh à 5 000 kWh par mois, nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant : Calculs de la facture mensuelle des clients résidentiels (PDF, 91 ko) (en anglais seulement).

Q : Il s’agit d’augmentations beaucoup plus élevées que celles que nous avons observées dans le passé. Qu’est-ce qui les justifie?

R : En termes simples, nous devons générer plus de recettes pour couvrir le décaissement d’exploitation et le financement de la dette de la société. Sans augmentation tarifaire, la société n’aura pas suffisamment de liquidités pour payer ses activités de base, et une telle situation ne serait pas viable.

Nous empruntons d’importantes sommes d’argent pour investir dans nos grands projets d’immobilisations, y compris les projets Keeyask et Bipole III, ainsi que pour renouveler notre infrastructure vieillissante. Parallèlement, nous constatons que la consommation d’électricité au Manitoba augmente plus lentement que prévu et que les prix à l’exportation sur le marché au comptant à court terme se maintiennent également à des niveaux nettement inférieurs à ceux observés précédemment.

En conséquence, nous anticipons une réduction des revenus totaux d’environ 1,5 milliard de dollars au cours des dix prochaines années par rapport aux prévisions antérieures.

En outre, nous devons disposer de liquidités suffisantes pour constituer nos capitaux propres et d’autres réserves financières, car c’est ainsi que nous pourrons protéger nos clients contre l’impact financier d’une sécheresse prolongée, de la hausse des taux d’intérêt ou d’autres situations catastrophiques. Il s’agit de risques réels inhérents à l’exploitation d’un service hydroélectrique. Sans réserves financières suffisantes, les coûts supplémentaires liés à de tels événements se répercuteront directement sur les clients sous la forme de hausses soudaines et brutales des tarifs. Le choc tarifaire aurait alors de lourdes conséquences pour nos clients et pour l’économie de la province.

Q : De nombreux clients éprouveront des difficultés à gérer cette hausse. Mis à part les hausses de tarifs, que faisons-nous d’autre pour améliorer la situation?

R : Nous sommes conscients que toute augmentation des tarifs d’électricité a des répercussions importantes sur nos clients, en particulier ceux dont les revenus sont moins élevés ou qui ont un chauffage électrique. Voilà pourquoi nous ne nous en tenons pas uniquement à demander aux clients de payer plus cher.

Nous réduisons nos coûts d’exploitation grâce à une réduction importante de notre effectif et à des gains d’efficacité dans notre façon de travailler. Ces mesures nous permettent de réduire directement l’augmentation tarifaire dont nous avons besoin.

Nous nous efforçons également de vendre une plus grande partie de notre énergie excédentaire au moyen de contrats d’exportation fermes à long terme qui offrent des prix plus élevés et constituent une source de revenus supplémentaire pour Manitoba Hydro. Les recettes d’exportation nous aident à atténuer nos coûts fixes, ce qui profite aux clients du Manitoba.

Enfin, nous continuons à travailler avec nos clients pour trouver des moyens de réduire leurs coûts énergétiques et de gérer leurs factures. Le gouvernement provincial est en train de mettre sur pied une nouvelle agence de l’efficacité énergétique, mais nous continuerons de collaborer activement avec nos clients en leur offrant des programmes visant à les aider à gérer leurs factures d’énergie tant que cette nouvelle agence n’aura pas été établie.

Q : Pourquoi ne pas interrompre le projet Keeyask?

R : Après avoir évalué diverses options en ce qui concerne le projet Keeyask, nous avons conclu que son achèvement était l’option la plus économique. L’arrêt ou la suspension des travaux du projet Keeyask en plein cœur de la construction entraînerait des coûts supplémentaires considérables, une perte importante de recettes d’exportation et d’autres risques commerciaux défavorables. S’il est vrai que la consommation d’électricité croît plus lentement que prévu, elle continue néanmoins d’augmenter. Nous aurons besoin de nouvelles sources d’énergie à l’avenir et Keeyask comblera ce besoin.

Q : Ces hausses tarifaires sont-elles le résultat du nouveau budget établi pour le projet Keeyask?

R : L’augmentation des coûts du projet Keeyask a une incidence sur l’ampleur des hausses tarifaires, mais elle ne constitue pas le seul facteur. Même si nous avions respecté le budget initial et la date d’achèvement du projet Keeyask, nous devrions tout de même augmenter les tarifs pour permettre à Manitoba Hydro d’être financièrement viable à long terme. En plus de l’augmentation des coûts liés à nos grands projets, nous faisons également face à une réduction de 1,5 milliard de dollars des recettes anticipées en raison d’une croissance plus faible que prévu de la consommation intérieure d’électricité et de la baisse des prix à l’exportation sur le marché au comptant à court terme.

Q : Quelles sont les probabilités que survienne une sécheresse ou une autre situation catastrophique? Pourquoi ne pas simplement courir le risque?

R : Les probabilités de sécheresse ou d’un autre événement pouvant affecter nos activités sont très réelles. La sécheresse prolongée qui a sévi au Manitoba en 2003–2004 a entraîné une perte nette de 436 millions de dollars pour notre société au cours de l’exercice en question. À ce moment-là, Manitoba Hydro jouissait d’une position financière suffisamment solide pour absorber cette perte sans transférer immédiatement tous les coûts à ses clients.

Si nous devions subir une sécheresse prolongée aujourd’hui, l’organisation ne disposerait pas de la protection financière requise et pourrait devoir recouvrer les coûts liés à cette sécheresse au moyen de hausses soudaines et marquées de ses tarifs. Les répercussions d’un tel choc tarifaire sur nos clients et sur l’économie de la province sont beaucoup trop importantes pour ne pas être prises au sérieux.

Q : Pourquoi ne pas simplement emprunter davantage au lieu d’augmenter les tarifs?

R : Toute augmentation de notre dette accroît en fait les pressions financières et les risques auxquels nous sommes confrontés. Les investissements réalisés dans les projets Bipole III et Keeyask ont déjà plus que doublé la dette globale de la société. Un accroissement du niveau d’endettement associé à des recettes insuffisantes est tout simplement intenable. Les hausses tarifaires proposées sont nécessaires si nous voulons nous assurer, d’autre part, que notre dette demeure gérable et, d’autre part, qu’elle ne se répercute pas sur la capacité d’Hydro et du gouvernement provincial d’accéder à des capitaux ou n’augmente pas considérablement nos coûts d’emprunt. Toute augmentation des coûts d’emprunt sera tôt ou tard imputée aux contribuables.

En outre, nous avons besoin de tarifs plus élevés pour constituer des réserves financières suffisantes qui nous permettront d’absorber les coûts imprévus résultant de sécheresses ou de situations catastrophiques. Sans ces réserves, Hydro Manitoba court le risque de ne plus être considérée comme autosuffisante et pourrait devoir assumer des coûts d’emprunt plus élevés qui seront refilés à ses clients.

Q : Les prévisions antérieures concernant la croissance de la demande d’électricité et les prix à l’exportation étaient-elles erronées?

R : Les prévisions sont complexes et comportent de nombreuses variables. Elles ne sont jamais exactes à 100 %, et leur précision diminue au fur et à mesure que l’on s’éloigne dans le temps.

Les prévisions relatives à la croissance de la demande reposent sur de nombreuses variables, notamment la croissance démographique, les possibilités de développement économique et la réussite des efforts de gestion de la demande. De même, sur le marché d’exportation, les prévisions de prix sont fondées sur l’offre et la demande prévues d’électricité, les coûts de production, les changements réglementaires prévus et les possibilités de création de nouvelles sources d’approvisionnement. Beaucoup de travail est consacré à l’établissement de nos prévisions, mais le résultat final est le fruit d’une interaction complexe entre des facteurs nombreux et différents.

Pour tenir compte de la variabilité des facteurs en cause, nous fournissons habituellement un scénario de prévisions optimistes, prudentes et pessimistes offrant une gamme d’estimations, mais nous utilisons les prévisions prudentes pour établir nos plans. Nos nouvelles prévisions se situent toujours dans la fourchette des estimations les plus pessimistes et les plus optimistes établies auparavant, mais elles sont généralement plus défavorables pour nos perspectives d’affaires.

Q : Pourquoi un changement est-il nécessaire par rapport aux 3,95 % préconisés depuis de nombreuses années à titre de hausse tarifaire appropriée?

R : Les hausses de 3,95 % ne sont pas suffisantes. Nous sommes confrontés à la situation suivante : une croissance plus faible que prévu de la demande d’électricité au Manitoba, le maintien de bas prix à l’exportation sur le marché au comptant, un fort niveau d’emprunt actuel et prévu et des augmentations de coûts pour nos grands projets d’immobilisations. Si les hausses de tarif ne sont pas plus élevées, nous continuerons à dégager des flux de trésorerie négatifs dans nos activités principales, ce qui ne serait tout simplement pas viable.

Q : Pourquoi demandons-nous des hausses tarifaires si élevées au cours des cinq premières années? Ne pouvons-nous pas étaler ces augmentations sur une période plus longue?

R : Notre demande d’approbation générale des tarifs vise à nous permettre de concentrer les hausses tarifaires proposées dans notre plan précédent sur une plus courte période, à un moment où nos finances sont particulièrement fragiles et où les risques pour nos clients et notre organisation sont les plus élevés. Toutefois, au bout de cinq ans, les tarifs devraient se rapprocher des niveaux de l’inflation (2 %).

Des augmentations plus élevées au cours des cinq premières années de notre plan, conjuguées à nos efforts pour accélérer les initiatives de réduction des coûts, nous permettront d’améliorer considérablement nos perspectives financières et de réduire nos risques plus efficacement que si nous décidions d’apporter lentement des changements sur une période beaucoup plus longue. Notre plan précédent ne nous permettait pas de revenir à des augmentations équivalentes au taux d’inflation avant 2029. Avec le plan actuel, les hausses de tarifs d’Hydro-Manitoba nous permettent de revenir à des augmentations équivalentes aux taux d’inflation en l’espace de cinq ans.

Q : Comment pouvons-nous affirmer que l’augmentation tarifaire protège nos clients?

R :Nous devons disposer de réserves financières suffisantes pour protéger nos clients contre les conséquences d’une sécheresse prolongée ou d’une autre situation catastrophique. Il s’agit de risques réels inhérents à l’exploitation d’un service hydroélectrique. Sans réserves financières suffisantes, les coûts supplémentaires liés à des événements catastrophiques, comme une sécheresse prolongée, devraient être imputés directement aux clients sous la forme d’augmentations soudaines et marquées des tarifs.

Ce choc tarifaire aurait des conséquences négatives importantes pour nos clients et pour l’économie de la province. Il est de beaucoup préférable de prévoir de façon proactive les hausses de tarifs et les réductions de coûts afin de réduire les risques.