Études gouvernementales et scientifiques concernant les effets potentiels des CEM de fréquence secteur sur la santé

Ce qui suit est un résumé des évaluations récentes portant sur des champs électriques et magnétiques (CEM) et la santé qui ont fait l’objet d’une attention mondiale ainsi que les sites Web sur lesquels se trouve l’information complète.

Organisation mondiale de la Santé (OMS), 2007

Extremely Low Frequency Fields Environmental Health Criteria Monograph No. 238 (juillet 2007) : En ce qui concerne les maladies et les problèmes de santé autres que le cancer, l’OMS a conclu que les données n’appuyaient pas une corrélation entre l’exposition aux CEM de fréquence extrêmement basse et les effets sur la santé, ou que les preuves étaient insuffisantes. Par rapport au cancer, la monographie de l’OMS portait principalement sur les documents publiés depuis que le Centre international de recherche sur le cancer a classé les CEM de fréquence extrêmement basses comme étant « peut-être cancérogènes pour l’homme » (no 80) en 2002. La classification du Centre se fonde surtout sur sa conclusion qu’il y a, chez les humains, des preuves limitées que les CEM de fréquence extrêmement basse puissent provoquer des cas de leucémie chez l’enfant. Toutefois, chez les animaux de laboratoire, les preuves de l’effet carcinogène des CEM de fréquence extrêmement basse sont insuffisantes.

Lire le document Extremely Low Frequency Fields Environmental Health Criteria Monograph No. 238.

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Comité de radioprotection fédéral-provincial-territorial, 2005

Le CRFTP, qui relève du Bureau de la radioprotection de Santé Canada, a émis un énoncé de position en janvier 2005, dans lequel il affirme qu’on n’a pas établi un lien entre l’exposition aux CEM de fréquence secteur habituellement présents dans les résidences, les écoles et les bureaux, et les effets négatifs sur la santé.

« …CRFTP estime que des mesures modérées de même que la participation au processus d’acquisition de nouvelles connaissances suffisent. Ce genre d’activité est conforme au cadre de précaution du gouvernement canadien. »

Lire l’énoncé de position du CRFTP par rapport aux effets sur la santé des CEM.

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Santé Canada, 2004

Le Feuillet d’information « Votre santé et vous » sur les CEM affirme : « La recherche a démontré que les CEM produits par les appareils électriques et les lignes de transport d’énergie peuvent induire de faibles courants électriques dans le corps humain. Cependant, ces courants sont beaucoup plus faibles que ceux produits naturellement par le cerveau, les nerfs et le cœur, et ne sont associés à aucun risque connu pour la santé. »

Plusieurs études ont été réalisées sur les effets de l’exposition aux CEM à des fréquences extrêmement basses. Les scientifiques de Santé Canada sont conscients du fait que certaines études semblent indiquer un lien possible entre l’exposition aux CEM de fréquence extrêmement basse et certains types de cancer chez les enfants. Toutefois, si l’on évalue toutes les études, les preuves semblent très faibles.

Lire le document concernant les champs électriques et magnétiques de fréquence extrêmement basse sur le site Web de Santé Canada.

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Commission de protection de l’environnement du Manitoba, 2001

La Commission déclare que la recherche entreprise jusqu’à présent n’a pas confirmé l’existence de mécanismes biophysiques qui étableraient un lien entre les caractéristiques des champs électriques et de fréquence, et le déclenchement ou l’aggravation du cancer ou de tout autre effet néfaste pour la santé humaine. Les renseignements disponibles à l’heure actuelle concernant les effets biologiques et les effets pour la santé des champs de fréquences extrêmement basses ne constituent pas une base pour l’établissement de limites plus restrictives par rapport à l’exposition.

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Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – Organisation mondiale de la Santé, 2001

Rendez-vous sur le site Web du Projet International pour l’étude des champs électromagnétiques du CIRC.

En juin 2001, après avoir examiné les études sur les CEM, le groupe de travail sur les CEM de fréquence extrêmement basse du CIRC a tiré ses conclusions qui ont été publiées en mars 2002 sous forme de monographie, soit le no 80, Static and Extremely Low-Frequency Electric and Magnetic Fields. Le texte n’est pas disponible sur Internet mais il est possible d’en commander une copie de l’Organisation mondiale de la Santé.

Conclusions

Chez les humains, il y a des preuves limitées de l’action cancérigène des champs magnétiques de fréquence extrêmement basse par rapport aux leucémies chez les enfants.

Chez les humains, les preuves de l’action cancérigène des champs magnétiques de fréquence extrêmement basse par rapport à toute autre forme de cancer sont insuffisantes.

Chez les humains, les preuves de l’effet cancérigène des champs d’électricité statique ou champs magnétiques et des champs électriques de fréquence extrêmement basse sont insuffisantes.

Chez les animaux de laboratoire, les preuves de l’effet cancérigène des champs magnétiques de fréquence extrêmement basse sont insuffisantes.

Il n’y a pas de données pertinentes disponibles sur l’effet cancérigène des champs d’électricité statique ou champs magnétiques et des champs électriques de fréquence extrêmement basse chez les animaux de laboratoire.

Les champs magnétiques de fréquence extrêmement basse sont peut-être cancérigènes pour les humains (Groupe 2B).

Les champs d’électricité statique et champs magnétiques et les champs électriques de fréquence extrêmement basse sont inclassables quant à leur cancérogénicité pour les humains (Groupe 3).

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National Institute of Environmental Health Sciences (É.-U.), 1999

En 1992, dans le cadre du Energy Policy Act (PL 102-486, Section 2118) le Congress de États-Unis a autorisé la mise sur pied du Electric and Magnetic Fields Research and Public Information Dissemination Program. Rendez-vous sur les pages Web « Electric & Magnetic Fields ».

On a chargé le directeur du National Institute of Environmental Health Sciences (HIEHS) de fournir, après la fin du programme, un rapport qui résume les effets possibles pour la santé humaine de l’exposition au CEM de fréquence extrêmement basse. Le document a été publié en juin 1999.

Conclusions

Le HIEHS conclut que l’exposition aux CEM de fréquence extrêmement basse ne peut être jugée totalement sécuritaire en raison des faibles preuves scientifiques indiquant que l’exposition peut poser des risques par rapport à la leucémie. À notre avis, ces conclusions sont insuffisantes pour justifier une réglementation rigoureuse. Toutefois, puisque presque toute personne aux États-Unis consomme l’électricité et est ainsi exposée régulièrement aux CEM de fréquence extrêmement basse, des mesures passives de réglementation seraient justifiées, par exemple, continuer de mettre l’accent sur l’éducation du public et des autorités réglementaires par rapport aux mesures à prendre pour réduire l’exposition. Le HIEHS ne croit pas que les données sur les autres cancers ou les autres conséquences pour la santé fournissent des preuves suffisantes de risques pour justifier des inquiétudes à l’heure actuelle.

Le HIEHS, en collaboration avec le Department of Energy des États-Unis et le National Institute of Occupational Safety and Health (HIOSH), a publié un livret de renseignements destiné au public en 1995.

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