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Outiller les femmes pour qu’elles réussissent dans les métiers

Une femme portant un casque et des vêtements de sécurité se tient dans un champ enneigé alors qu’une équipe grimpe sur des poteaux électriques à l’arrière-plan.

La première technicienne de lignes électriques stagiaire de Manitoba Hydro, Monique Molgat, explique comment les choses ont changé depuis ses débuts.

Agrandir l’image : Une femme portant un casque et des vêtements de sécurité se tient dans un champ enneigé alors qu’une équipe grimpe sur des poteaux électriques à l’arrière-plan.

« J’ai toujours occupé des emplois en construction à l’extérieur et dès que j’ai entendu parler du métier de monteur de lignes électriques, j’ai voulu essayer », a déclaré Monique qui a commencé sa carrière à Manitoba Hydro en 1987 en faisant du dessin.

Les candidats au programme de formation de techniciens de lignes électriques devaient passer une série de tests d’aptitude afin d’obtenir une place de stagiaire.

« J’ai obtenu la note la plus élevée qu’ils aient jamais vue à un test d’aptitude mécanique », a précisé Monique. « Ils n’avaient pas d’autre choix que de me prendre en considération. »

L’entretien n’a pas été terrible.

« Ce type, à la retraite depuis maintenant longtemps, a offert de me donner le poste si je pouvais le battre au bras de fer », a raconté Monique. « Mais finalement, il m’a rendu service. Il m’a suggéré d’essayer un poste de manœuvre dans une équipe au sol pendant six mois, juste pour voir ce que c’était de travailler dans une équipe chargée des lignes électriques et ce que le travail impliquait vraiment. Aucune femme à Manitoba Hydro n’avait jamais fait cela. »

Monique suppose qu’il lui a confié ce rôle parce qu’il pensait que les exigences physiques l’effraieraient.

« Les membres de l’équipe avec laquelle j’ai travaillé étaient géniaux et serviables », a déclaré Monique. « Nous construisions une ligne de 230 kV avec d’énormes pylônes en bois. Je devais hisser des chariots en aluminium coulé le long du poteau jusqu’au technicien de lignes électriques. J’ai vraiment amélioré la force du haut de mon corps. »

C’est parce que cette équipe était si extraordinaire que Monique a poursuivi son objectif et qu’en 1988, elle est devenue la première femme à Manitoba Hydro à commencer une formation de monteuse de lignes électriques.

« Les gars étaient formidables. C’était un excellent groupe et je travaillais dur pour faire ma part, alors ils me respectaient », a expliqué Monique. « Mais c’était aussi les années 80 et une personne en particulier était vraiment horrible. »

Monique attribue à son superviseur le mérite de lui avoir apporté un soutien fantastique qui a mis fin à ce mauvais comportement à son égard.

Monique a travaillé comme technicienne de lignes électriques stagiaire pendant trois ans, mais un malheureux accident de ski, au cours duquel elle s’est déchiré le ligament croisé antérieur, a mis fin à cette carrière. Elle a alors travaillé comme inspectrice de lignes puis est devenue électricienne de réseau. Elle travaille maintenant comme responsable de la sécurité de l’entreprise.

Ses fonctions sur le terrain lui sont très utiles maintenant qu’elle travaille dans la sécurité.

« Lorsque les gens expliquent certaines situations, je sais, grâce à mon expérience sur le terrain, de quoi ils parlent. »

Chute libre

Un homme utilise une grue pour soulever de l’équipement électrique jusqu’à deux personnes travaillant sur un transformateur.

En 2007, les électriciens de réseau Monique Molgat (à l’extrême droite) et Brad Honke remplacent des bagues sur un transformateur avec l’aide d’un collègue opérateur de pelle.

Agrandir l’image : Un homme utilise une grue pour soulever de l’équipement électrique jusqu’à deux personnes travaillant sur un transformateur.

Et Monique a certainement eu sa part d’expériences — notamment une chute de neuf mètres (30 pieds) d’un poteau électrique.

« À l’époque, nous faisions de l’escalade libre », dit Monique. « Nous n’avions pas la protection contre les chutes dont nous disposons aujourd’hui. Mon éperon a heurté un nœud dans le poteau et soudain je suis tombée. L’idée que je tombais m’est passée par la tête deux fois avant que je touche le sol. Mais j’ai eu beaucoup de chance. Le poteau était dans un fossé, et il avait beaucoup plu, donc j’ai eu un atterrissage plus doux et boueux. »

Il est tout naturel que Monique supervise maintenant le programme de protection contre les chutes de Manitoba Hydro.

« Comme la protection contre les chutes est maintenant obligatoire, vous ne devriez pas tomber de plus d’un pied ou deux », a précisé Monique. « Manitoba Hydro est un lieu de travail beaucoup plus sûr de nos jours — il y a eu tellement d’améliorations dans la formation et les connaissances. Je ne m’en attribue pas le mérite, je ne suis qu’un des rouages. »

Monique participe également au programme de conduite sécuritaire de Manitoba Hydro et joue un rôle dans les enquêtes sur les incidents.

« Le signalement des incidents nous donne la possibilité de les examiner et de trouver des solutions pour éviter qu’ils ne se reproduisent », a dit Monique.

Il n’y a pas de taille unique qui convient à tous : un équipement de protection individuelle conçu pour moi

L’une des améliorations dont bénéficient les femmes travaillant sur le terrain est que Monique et sa collègue Nicole Sigvaldason sont chargées de doter nos employées d’un équipement de protection individuelle de sécurité conçu pour elles.

« Nos électriciens de réseau et nos techniciens de lignes électriques portent des gants en caoutchouc spéciaux », a expliqué Monique. « Il est déjà difficile de travailler avec des gants en caoutchouc dans le meilleur des cas, mais des gants trop grands rendent les choses beaucoup plus difficiles et c’est une question de sécurité. »

Au cours de la dernière année, Manitoba Hydro a ajouté à son inventaire des gants en caoutchouc isolants spéciaux pour haute et basse tension de plus petites tailles encore.

Créer un lieu de travail plus sûr en offrant un équipement de sécurité bien adapté

« Nous avons une personne de métier ayant une petite carrure qui travaille ici depuis de nombreuses années. Elle retroussait continuellement ses manches et portait constamment des vêtements qui n’étaient pas à sa taille », a déclaré Monique. « C’est agréable de voir des entreprises qui se soucient réellement d’offrir des vêtements adaptés aux travailleurs de différentes tailles. »

Trouver le bon équipement est un processus lent

« Cela fait dix ans que nous sommes à la recherche du bon soutien-gorge », a dit Monique en riant. « Il doit être résistant au feu. Tout ce qui a une armature peut chauffer et agir comme un conducteur électrique. Le spandex et le néoprène fondraient en cas d’éclat d’arc électrique. Ce que nos travailleurs sur le terrain portent sous leurs vêtements résistant à l’arc et au feu est tout aussi important que ce qu’ils portent sur les couches extérieures. Ces incidents ne surviennent pas souvent, mais si cela arrive, ils peuvent être catastrophiques. Le vêtement ne doit pas seulement être de la bonne taille; il doit aussi avoir toutes les caractéristiques de sécurité que nous exigeons. »

Inspirer d’autres femmes

« Même s’il y a beaucoup plus de femmes dans les métiers aujourd’hui, la majorité des personnes de métier sont encore des hommes. Cela peut être intimidant », a confié Monique.

Mais elle conseille aux femmes qui aiment le travail physique et le plein air de ne pas avoir peur d’essayer.

« Manitoba Hydro a été extraordinaire. J’ai eu tellement de possibilités et j’y ai suivi beaucoup de formations. Ce n’est pas parce que vous êtes la seule femme que vous n’allez pas avoir d’amis », a expliqué Monique. « De tous mes emplois chez Manitoba Hydro, je dirais que le métier de monteur de lignes était mon préféré. J’ai trouvé satisfaisant de construire et de réparer des choses — et de voir ces résultats immédiats. J’ai travaillé avec un excellent groupe, et il rendait le travail tellement amusant. »