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Essaim d’abeilles sur un interrupteur au poste de Rosser

Essaim d’abeilles sur un interrupteur dans un poste électrique.

Essaim d’abeilles sur un interrupteur au poste de Rosser.

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Pluie, neige, grésil, chaleur – durant son travail, le personnel de terrain fait face à de nombreux obstacles que lui oppose Mère Nature. Cette fois-ci, c’était des abeilles.

Plus tôt cet été, une équipe de construction qui s’est rendue au poste de Rosser pour mettre à l’essai des disjoncteurs a trouvé un énorme essaim d’abeilles qui s’était posé à cet endroit.

Les quatre membres de l’équipe – Don Blois, Mitch Hince, John Schroeder et Kurtis Dyck – ont pris quelques instants pour prendre du recul et discuter des risques.

« La procédure de mise à l’essai des disjoncteurs occasionne beaucoup de vibrations, explique Don. Ces dispositifs sont très bruyants, et ils pourraient perturber ces insectes. De plus, l’un des membres de notre équipe est allergique aux piqûres d’abeilles. »

« Nous savions que notre équipe serait probablement en sécurité pour le reste de la première journée de travail si nous demeurions à l’écart et ne les dérangions pas. Nous avons donc échafaudé un plan pour gérer ce problème d’essaim si les abeilles étaient toujours là le lendemain matin. »

L’équipe a joint un apiculteur local, Chris Bartel, qui est venu le lendemain matin de son propre chef pour apporter son aide. Chris a réussi à récupérer les abeilles qui étaient encore sur place dans une boîte et les a ramenées avec lui pour les introduire dans une ruche de son exploitation apicole, Bartel Honey Farms, à Oakbank.

Groupe d’abeilles au sol dans un poste électrique.

Le lendemain matin, une grande partie de l’essaim qui s’était posé sur l’interrupteur du poste de Rosser s’était envolée, mais il restait encore un groupe d’abeilles au sol.

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Pourquoi les abeilles se sont-elles posées sur l’interrupteur du poste de Rosser?

Chris donne l’explication suivante : Quelques jours avant l’éclosion d’une nouvelle reine, la ruche se divise. Les ouvrières éloignent l’ancienne reine de la ruche pour lui éviter d’assister à l’éclosion de la nouvelle reine. Deux reines qui se rencontrent dans une ruche se battront jusqu’à la mort.

L’essaim qui a quitté la ruche accompagné de sa reine a décidé de se poser sur l’interrupteur du poste de Rosser. Dans ces phénomènes d’essaimage, les abeilles ont tendance à se poser à un seul et même endroit pendant 24 à 48 heures avant de se lancer à la recherche d’un foyer plus permanent. C’est pourquoi la plupart des abeilles étaient reparties lorsque Chris s’est présenté sur place le lendemain matin. Seules celles qui se trouvaient au sol, sous l’interrupteur, sont demeurées sur place sans suivre leur reine qui avait quitté les lieux.

« Le matin du départ, certaines abeilles n’ont pas entendu l’appel du clairon, et ce sont elles que j’ai récupérées, ajoute Chris. N’ayant plus de reine, les abeilles qui étaient restées au poste seraient mortes ou simplement parties à la recherche d’une nouvelle colonie si je ne les avais pas recueillies. »

Pour les récupérer, Chris a ouvert une boîte et y a déposé des poignées d’abeilles. Une fois à l’intérieur de la boîte, les abeilles ont constaté qu’il s’agissait d’un endroit sûr. Elles se sont alors mises à « ventiler » – c’est-à-dire à communiquer avec les autres abeilles présentes dans le poste en leur envoyant des phéromones pour les inviter à se mettre à marche pour les rejoindre dans la boîte. Chaque fois qu’une nouvelle abeille faisait son entrée dans la boîte, celle-ci marquait un temps d’arrêt pour « ventiler » afin de communiquer, par l’odeur, aux abeilles qui les suivaient que l’endroit était approprié pour elles.

Chris a également utilisé un aspirateur pour récupérer les abeilles. Lorsqu’il a sorti cet outil, il s’est rendu compte qu’il avait oublié la pile de son appareil chez lui. Par chance, les travailleurs de Manitoba Hydro ont trouvé une pile identique à celle dont il avait besoin dans l’un de leurs outils électriques. Ils ont donc pu la lui prêter.

Après avoir récupéré les abeilles dans la boîte, Chris les a ramenées à son propre rucher afin de les introduire dans une autre colonie.

« Je pense que je me suis fait piquer seulement deux fois », estime Chris.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’opération de récupération de cet essaim d’abeilles dans notre poste, vous pouvez écouter Chris vous raconter cette histoire sur sa chaîne YouTube.